Situation in Uganda

Ouganda
Situation en Ouganda
ICC-02/04

Renvoi de la situation à la CPI par le Gouvernement ougandais : janvier 2004

Ouverture des enquêtes de la CPI : juillet 2004

Crimes actuellement visés : crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Ouganda depuis le 1er juillet 2002 (date d’entrée d’en vigueur du Statut de Rome) dans le contexte d’un conflit opposant l’Armée de résistance du seigneur (ARS) aux autorités nationales

Régions actuellement concernées : le nord de l’Ouganda


​Compétence à l'égard de l'ensemble de la situation

L'Ouganda a ratifié le Statut de Rome en juin 2002, et, en janvier 2004, a renvoyé à la CPI la situation qui prévaut sur son territoire depuis le 1er juillet 2002. La CPI peut donc exercer sa compétence à l'égard des crimes visés par le Statut de Rome et commis sur le territoire de l'Ouganda ou par les ressortissants de cet État à compter du 1er juillet 2002.

Contexte et crimes allégués

Les enquêtes de la CPI en Ouganda ont porté essentiellement sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité qui auraient été commis dans le contexte d'un conflit armé opposant principalement l'Armée de résistance du seigneur (l'ARS) aux autorités nationales, essentiellement dans le nord du pays, depuis le 1er juillet 2002.

Après avoir reçu le renvoi de la situation par le Gouvernement ougandais, le Bureau du Procureur a publié un communiqué de presse dans lequel il est dit ce qui suit : « Le principal problème sera de localiser et d'arrêter les dirigeants de l'ARS. Les États et les institutions internationales devront coopérer activement afin de soutenir les efforts des autorités ougandaises. De nombreux membres de l'ARS sont eux mêmes des victimes, ayant été enlevés et brutalisés par les dirigeants de cette armée. La réinsertion de ces personnes au sein de la société ougandaise est la clé de la stabilité future du nord du pays. Elle nécessitera le soutien de la communauté internationale car l'Ouganda et la Cour ne peuvent y arriver sans elle ».

Les enquêtes ont été ouvertes en juillet 2004 et les crimes allégués sont notamment les suivants :

  • crimes de guerre, notamment meurtre ; traitements cruels à l'encontre de civils ; fait de diriger intentionnellement une attaque contre une population civile ; pillage ; encouragement au viol ; et enrôlement forcé d'enfants ; et
  • crimes contre l'humanité, notamment meurtre ; réduction en esclavage ; réduction en esclavage sexuel ; viol ; et actes inhumains consistant à infliger des blessures graves et de grandes souffrances.

La situation en Ouganda a conduit les juges de la Chambre préliminaire de la CPI à délivrer en 2005 le premier mandat d'arrêt de la Cour, à l'encontre de hauts responsables de l'ARS. Tous les suspects sont restés hors d'atteinte pendant une dizaine d'années jusqu'à ce que l'un d'entre eux, Dominic Ongwen, se rende en janvier 2015. D'autres dirigeants de l'ARS, Joseph Kony et Vincent Otti sont toujours en fuite.

Dans le cadre de cette affaire, les mandats d'arrêt ont été délivrés sous scellés le 8 juillet 2005 et les scellés ont été levés le 13 octobre 2005. Les suspects sont toujours en liberté. L'affaire concerne également Raska Lukwiya and Okot Odhiambo initialement, mais les procédures contre ces derniers ont été closes à la suite de leur décès.


Prochaines étapes : en attendant l'arrestation des suspects et leur transfèrement au siège de la Cour à La Haye, l'affaire reste au stade préliminaire. La CPI ne juge pas les personnes tant qu'elles ne sont pas présentes dans la salle d'audience.

Fiche d’information sur l’affaire : English, Français
 
Le procès s'est ouvert le 6 décembre 2016.

Prochaines étapes : L'Accusation continue à présenter ses preuves depuis le 16 janvier 2017.

Affaire Ongwen: "Dans la salle d'audience", 16 janvier - 3 février 2017

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Questions et réponses sur le procès : English, Français

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