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Communiqué de presse : |

Des États d'Amérique centrale réaffirment leur engagement à la CPI lors d’un séminaire régional de haut niveau au Costa Rica

ICC-CPI-20150703-PR1131

<p>​De gauche à droite: le Ministre des Affaires étrangères de la République du Costa Rica, S.E. Manuel González Sanz, la juge de la Cour interaméricaine et ex-juge de la CPI, Mme Elizabeth Odio Benito, le Greffier de la CPI, M. Herman von Hebel, et la Présidente de la CPI, Mme la juge Silvia Fernández de Gurmendi ©Ministerio de Relaciones Exteriores - República de Costa Rica</p>

​De gauche à droite: le Ministre des Affaires étrangères de la République du Costa Rica, S.E. Manuel González Sanz, la juge de la Cour interaméricaine et ex-juge de la CPI, Mme Elizabeth Odio Benito, le Greffier de la CPI, M. Herman von Hebel, et la Présidente de la CPI, Mme la juge Silvia Fernández de Gurmendi ©Ministerio de Relaciones Exteriores - República de Costa Rica

Les représentants de gouvernements de divers pays d'Amérique centrale ont exprimé leur engagement à soutenir et à coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI) lors du Séminaire régional de haut niveau qui a eu lieu les 9 et 10 juillet à San José, au Costa Rica. L'événement a été organisé par la Cour pénale internationale, en coopération avec le gouvernement du Costa Rica et avec le financement de la Commission européenne.

Pendant les deux jours du séminaire, les hauts représentants du Costa Rica, du Guatemala, du Mexique, du Panama, et de El Salvador ont discuté avec des représentants de la Présidence, du Bureau du Procureur et du Greffe, ainsi qu'avec des experts de la region, sur des thèmes d'intérêt commun dans le domaine de la coopération internationale.

La CPI a besoin de la coopération des États pour enquêter et poursuivre de manière efficace les auteurs de crimes internationaux, et en particulier pour faciliter le traitement des demandes d'entraide judiciaire, pour assurer l'arrestation et la remise de suspects, le gel et la saisie des biens et des avoirs, la réinstallation de témoins, l'exécution des peines et la libération provisoire des détenus.

Le Ministre des Affaires étrangères de la République du Costa Rica, Manuel Gonzalez Sanz, a confirmé son soutien à la CPI: "Nous restons fermes face à ceux qui, au lieu de voir les conquêtes obtenues, essaient de minimiser ce triomphe de la communauté internationale, qu'est la Cour pénale internationale. Il existe des déséquilibres culturels, politiques, économiques et religieux, mais c'est justement pour cela que nous avons réussi à atteindre un consensus vital afin de mettre en marche cet emblème de l'institutionnalisation juridique", a-t-il dit.

La Présidente de la CPI, Silvia Fernandez de Gurmendi, a exprimé sa gratitude quant au soutien appuyé que la Cour reçoit dans la région. "Les pays d'Amérique latine ont constamment soutenu la création et le fonctionnement de la Cour depuis ses débuts en reconnaissance du fait que pour prévenir et combattre la criminalité internationale, il est également nécessaire d'avoir une institution complémentaire qui peut dans certaines circonstances remédier à l'absence d'action véritable des États », a déclaré la Présidente. La Présidente a également rappelé qu'il y a encore des "sphères d'opportunité pour améliorer le soutien dans la région."

Au cours du séminaire, la Présidente et le Greffier de la CPI, Herman von Hebel, ont rencontré le Président du Costa Rica, Luis Guillermo Solís, et d'autres représentants lors d'un petit-déjeuner de travail, afin d'évaluer les défis de la CPI et l'importance de la coopération.

La Présidente Fernandez Gurmendi a également participé à une réunion avec les parlementaires du Costa Rica et de El Salvador pour discuter de la mise en œuvre du Statut de Rome et de la ratification par El Salvador du texte fondateur de la CPI. Au cours de la réunion organisée par l'ONG Action mondiale des Parlementaires (PGA), des parlementaires salvadoriens ont exprimé leur volonté de continuer à oeuvrer pour que la ratification devienne une réalité à court terme.

La Cour pénale internationale est une juridiction permanente et indépendante qui juge des personnes accusées des crimes les plus graves touchant l'ensemble de la communauté internationale, à savoir le crime de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le crime d'agression. Les pays d'Amérique latine ont constamment soutenu la création et le fonctionnement de la CPI. Parmi les actuels 123 États Parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, 27 sont de l'Amérique latine et des Caraïbes.


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Sonia Robla, Chef de la Section de l'Information Publique et de la Sensibilisation, Cour pénale internationale, au + 31 646448726  ou à l'adresse [email protected].

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur YouTube et Twitter