Alleged crimes (non-exhaustive list)

The trial in this case started on 10 September 2013, with the suspects appearing voluntarily before the Court in accordance with their summonses to appear and orders from the Trial Chamber.

In committing the case to trial, Pre-Trial Chamber II found that there are substantial grounds to believe that:

  • Immediately after the announcement of the results of the presidential election and specifically from 30 December 2007 until 16 January 2008, an attack was carried out – following a unified, concerted and pre-determined strategy – by different groups of Kalenjin people, in locations including Turbo town, the greater Eldoret area (encompassing Huruma, Kiambaa, Kimumu, Langas, and Yamumbi), Kapsabet town and Nandi Hills town, in the Uasin Gishu and Nandi Districts, the Republic of Kenya. The attack allegedly targeted the civilian population, namely the Kikuyu, Kamba and Kisii ethnic groups, which were perceived as Party of National Unity (PNU) supporters.

  • In particular, the violence in the Uasin Gishu District (encompassing Turbo town and the Eldoret area) allegedly resulted in more than 230 people dead, 505 people injured and more than 5,000 people displaced. In the Nandi District (encompassing Kapsabet town and Nandi Hills town), the attack allegedly ended in the death of at least 7 persons and thousands of persons were forced to seek refuge at Nandi Hills police station and in the surrounding areas. A number of houses and business premises were also looted and burned.

  • Allegedly, there was a plan to punish PNU supporters in the event that the 2007 presidential elections were rigged, which allegedly aimed at expelling them from the Rift Valley, with the ultimate goal of creating a uniform Orange Democratic Movement (ODM) voting block. In order to implement the plan agreed upon, a network of perpetrators has been allegedly established with the purpose of evicting members of the Kikuyu, Kisii, and Kamba communities in particular because they were perceived as PNU supporters. The Network was allegedly under responsible command and had an established hierarchy. The network possessed the means to carry out a widespread or systematic attack against the civilian population, as its members had access to and utilised a considerable amount of capital, guns, crude weapons and manpower.

  • William Ruto provided essential contributions to the implementation of the common plan by way of organising and coordinating the commission of widespread and systematic attacks that meet the threshold of crimes against humanity, in the absence of which the plan would have been frustrated. William Ruto allegedly: (i) overall planned and was responsible for the implementation of the common plan in the entire Rift Valley; (ii) created a network of perpetrators to support the implementation of the common plan; (iii) directly negotiated or supervised the purchase of guns and crude weapons; (iv) gave instructions to the perpetrators as to who they had to kill and displace and whose property they had to destroy; and (v) established a rewarding mechanism with fixed amounts of money to be paid to the perpetrators upon the successful murder of PNU supporters or destruction of their properties.

  • Joshua Arap Sang, by virtue of his influence in his capacity as a key Kass FM radio broadcaster, allegedly contributed in implementation of the common plan by: (i) placing his show Lee Nee Eme at the disposal of the organisation; (ii) advertising the organisation's meetings; (iii) fanning violence by spreading hate messages and explicitly revealing a desire to expel the Kikuyus; and (iv) broadcasting false news regarding alleged murder(s) of Kalenjin people in order to inflame the violent atmosphere.

Les crimes allégués (liste non-exhaustive)

Dans cette affaire, le procès s'est ouvert le 10 septembre 2013. Les suspects ont comparu volontairement devant la Cour, conformément aux citations à comparaître délivrées à leur encontre ainsi qu'aux ordonnances rendues par la Chambre de première instance.

Lors du renvoi de l'affaire en jugement, la Chambre préliminaire II a jugé qu'il y a des motifs raisonnables de croire ce qui suit :

  • Immédiatement après l'annonce des résultats de l'élection présidentielle et plus particulièrement du 30 décembre 2007 jusqu'à la fin janvier 2008, une attaque a été menée par différents groupes de la communauté kalenjin – conformément à une stratégie unifiée, concertée et définie à l'avance – en plusieurs endroits comme la ville de Turbo, la région d'Eldoret (qui comprend Huruma, Kiambaa, Kimumu, Langas et Yamumbi), les villes de Kapsabet et Nandi Hills et les districts de Uasin Gishu et Nandi, en République du Kenya. Cette attaque aurait visé la population civile, nommément les membres des groupes ethniques des Kikuyu, Kamba et Kisii, tenus pour être partisans du PNU (Party of National Unity).

  • En particulier, les violences qui ont secoué le district d'Uasin Gishu (qui comprend la ville de Turbo et la région d'Eldoret) auraient fait plus de 230 morts et 505 blessés, et auraient entraîné le déplacement de plus de 5 000 personnes. Dans le district de Nandi (qui comprend les villes de Kapsabet et Nandi Hills), le bilan de l'attaque se chiffrerait à au moins sept morts et des milliers de personnes auraient été forcées de chercher refuge au poste de police de Nandi Hills et aux alentours. Des maisons et des commerces ont également été pillés et incendiés.

  • Il est allégué qu'il existait un plan consistant à punir les partisans du PNU dans l'éventualité où les élections présidentielles de 2007 seraient truquées, plan qui prévoyait leur expulsion de la vallée du Rift, dans l'objectif final de créer un bloc d'électeurs uniforme favorable à l'ODM (Orange Democratic Movement). Pour mettre en œuvre le plan convenu, […] un réseau aurait été mis en place afin d'expulser les membres des communautés des Kikuyu, Kisii et Kamba, notamment parce qu'ils étaient perçus comme étant partisans du PNU. Il est allégué que ce réseau était sous la conduite d'un commandement responsable et avait une hiérarchie bien établie. Le réseau avait les moyens de mener une attaque généralisée ou systématique contre la population civile, car ses membres avaient accès, et ont eu recours, à une quantité considérable de capitaux, d'armes à feu, d'armes rudimentaires et d'hommes.

  • William Ruto a apporté des contributions essentielles à la mise en œuvre du plan commun en organisant et en coordonnant la commission d'attaques généralisées et systématiques qui remplissent les conditions minimales requises pour être qualifiées de crimes contre l'humanité, contributions sans lesquelles le plan n'aurait pu se réaliser. William Ruto aurait : i) assuré la planification d'ensemble et la mise en œuvre du plan commun dans toute la vallée du Rift ; ii) créé un réseau d'exécutants aux fins de la mise en œuvre du plan commun ; iii) directement négocié ou supervisé l'achat d'armes à feu et d'armes rudimentaires ; iv) donné aux exécutants susmentionnés des instructions quant aux personnes qu'ils devaient tuer ou chasser et dont ils devaient détruire les biens ; v) mis en place un système de récompenses allouant des sommes fixes aux hommes qui tuaient des partisans du PNU ou détruisaient leurs biens.

  • Joshua Arap Sang, de par l'influence qu'il exerçait en tant qu'animateur radio à Kass FM, aurait contribué à la mise en œuvre du plan commun en : i) mettant Kass FM à la disposition de l'organisation ; ii) annonçant la tenue des réunions de l'organisation ; iii) attisant les violences en diffusant des messages de haine et en formulant explicitement le souhait de voir les Kikuyu expulsés ; et iv) diffusant de fausses informations au sujet de prétendus meurtres de Kalenjin, pour provoquer l'embrasement de la situation.