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Communiqué de presse :

« Les victimes peuvent aujourd’hui faire entendre leur voix » : Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, célèbre la Journée de la justice pénale internationale

ICC-CPI-20130708-PR928

​Mme Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, lors de la conférence qu’elle a donnée dans le cadre de la Journée de la justice pénale internationale, à La Haye (Pays Bas) © ICC-CPI
​Mme Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, lors de la conférence qu’elle a donnée dans le cadre de la Journée de la justice pénale internationale, à La Haye (Pays Bas) © ICC-CPI

Ce 8 juillet 2013, Mme Navi Pillay, Haut‑commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a été l’un des principaux orateurs des célébrations marquant la Journée de la justice pénale internationale à La Haye, aux Pays‑Bas.

Citant Nelson Mandela, qui a dit un jour que les choses semblent toujours impossibles tant qu’on ne les a pas accomplies, Mme Pillay a déclaré : « Rendre possible l’impossible : voilà en quoi consiste la justice pénale internationale. Il n’y a pas si longtemps, la création d'une cour pénale internationale permanente semblait impossible. Maintenant que la Cour existe, et de façon permanente, ce sont bon nombre des défis auxquels elle doit faire face qui semblent impossibles à relever… Nous pouvons et nous devons nous éloigner d’une culture d’impunité pour les violations massives des droits de l’homme et autres crimes internationaux et tendre vers une culture fondée sur l’obligation de rendre des comptes et la responsabilité. Ceci est possible. ».

Mme Pillay a également déclaré que l’une des réussites du Statut de Rome et de la CPI est d’avoir donné aux victimes la possibilité de faire entendre leur voix dans le système pénal international. « Le Statut de Rome et la pratique de la CPI placent résolument les victimes de violations graves des droits de l’homme et de crimes internationaux au centre du système de justice pénale, et je m’en félicite », a‑t‑elle affirmé. « Oui, les victimes de crimes internationaux ont elles aussi des droits : le droit à la justice, le droit à la vérité, le droit à un recours et le droit à réparation », a‑t‑elle ajouté.

Madame l’Ambassadeur Tiina Intelmann, Présidente de l’Assemblée des États parties, Madame l’Ambassadeur Vesela Mrđen Korać, Ambassadeur de la Croatie aux Pays‑Bas et Facilitateur du Groupe de travail de la Haye sur la question de la planification stratégique au sein du Bureau de l’Assemblée, ainsi que Monsieur le juge Sang-Hyun Song, Président de la Cour pénale internationale (CPI), ont également pris la parole en cette occasion.  

Mme Intelmann a déclaré que la Journée de la justice pénale internationale constituait l’occasion, « pour tous les intéressés, de renouveler leur engagement à œuvrer à l’éradication du fléau dévastateur que constituent ces crimes graves qui heurtent la conscience de l’humanité, et à veiller à ce que justice soit rendue aux victimes de ces crimes ».

Mme Vesela Mrđen Korać a ajouté : « La Journée de la justice pénale internationale est une formidable occasion de souligner l’importance de la responsabilité qui nous incombe collectivement, à la Cour, aux États parties et à la société civile, de promouvoir la lutte contre l’impunité, le Statut de Rome et sa mise en œuvre ». 

Dans sa conclusion, qualifiant cette journée de symbolique de « la solidarité, la compassion, la détermination et la connaissance nécessaires au développement d’une culture mondiale de la justice », le Président Sang-Hyun Song a déclaré : « Les actes énumérés dans le Statut de Rome ont un prix si élevé, et leurs conséquences sont si néfastes, que tout doit être fait pour y mettre un terme. Dans l’intérêt des générations futures, et pour tous ceux qui ont souffert d’injustices, nous devons persévérer ».

Le 17 juillet est la Journée de la justice pénale internationale et marque l’anniversaire de l’adoption du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI. Cette journée célèbre les grandes décisions prises par la communauté internationale dans la poursuite d’un objectif commun : instaurer la justice à l’échelle du monde. C’est aussi l’occasion pour tous les défenseurs de la justice, où qu’ils se trouvent, de faire entendre leur voix.

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Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, porte‑parole et chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse [email protected].

 

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