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Communiqué de presse :

La Présidente de l’Assemblée se félicite de l’engagement permanent des parlementaires francophones africains envers la Cour pénale internationale

ICC-ASP-20140210-PR981

© Action mondiale de parlementaires
© Action mondiale de parlementaires

 

Le 31 janvier 2014, la Présidente de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, Mme l’Ambassadrice Tiina Intelmann, a assisté à la première réunion du Groupe de travail sur la lutte contre l’impunité dans les pays francophones africains qui s’est tenue à l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire à Abidjan, lors de laquelle elle a eu l’occasion d’intervenir. Cette réunion était organisée par l’Assemblée nationale et l’Action mondiale de parlementaires.

Des parlementaires d’États Parties au Statut du Rome, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Guinée et du Sénégal, ont fait des déclarations lors de cette réunion pour exprimer leur soutien à l’égard des activités judiciaires que mène actuellement la Cour pénale internationale dans toute l'Afrique. La Présidente de l’Assemblée a déclaré à ce propos :

« Je suis reconnaissante envers les parlementaires d’Afrique pour leur soutien au Statut de Rome et pour avoir rappelé au monde qu’une Cour pénale internationale indépendante et permanente demeure pertinente et nécessaire. Les parlementaires se sont exprimés au nom des populations qu’ils représentent, qui ont été pour un grand nombre d’entre elles victimes de crimes odieux. Leurs interventions nous rappellent que si la lutte contre l’impunité nous met face à des défis extraordinaires à relever, il est impératif de s’atteler à cette tâche pour la construction d’une paix durable ».

La Présidente de l’Assemblée a notamment soulevé la question, avec les participants à la réunion, de l’importance de parvenir à l’universalité du Statut de Rome, et s’est félicitée du soutien apporté par des parlementaires du Cameroun et du Togo en vue de la ratification  du Statut de Rome.
 

Dans son intervention, la Présidente Intelmann a également répondu aux préoccupations et aux malentendus sur le système du Statut de Rome. La Présidente Intelmann a rappelé aux participants que le fait que des États Parties, notamment d’Afrique,  aient décidé de bénéficier de la protection apportée par le Statut de Rome est un droit pour leurs ressortissants, dont de nombreuses victimes dans le monde ne bénéficient pas.

 
La Présidente Intelmann a rappelé que le renvoi par des États Parties de situations ayant eu lieu sur leur territoire était un signe de confiance envers la Cour.


La Présidente Intelmann a également souligné l’importance de faire en sorte que les déclarations politiques concernant le principe de complémentarité en Afrique soient accompagnées par l’adoption effective de législations nationales et d’autres mesures qui permettraient de mener en interne des enquêtes et des poursuites sur des crimes atroces.


La Présidente Intelmann a également rappelé aux participants les amendements au Statut de Rome adoptés lors de la Conférence de révision de Kampala qui s’est tenue en 2010 et les a invités à promouvoir la ratification des amendements concernant le crime d’agression et concernant l’emploi de certains types d’armes dans des situations de conflit armé ne présentant pas un caractère international comme crimes de guerre.


La Présidente Intelmann a rencontré le Président de l’Assemblée nationale, M. Guillaume Soro, et a partagé un panel avec M. Richard Christophe Adou, procureur de la République de Côte d’Ivoire. Des fonctionnaires de la Cour, du Bureau du Procureur, du Bureau du Conseil public pour les victimes ainsi que des représentants de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union européenne, de missions diplomatiques des États Parties et de groupes de la société civile locale ont également participé à la réunion du Groupe de travail.

 

 

Source : Assemblée des États Parties